2020 : le bilan le plus court de l’univers (mais t’as quand même le temps pour un drink)

Le fait que je commence à rédiger mon bilan 2020 début novembre est tributaire à la fois d’un profond et semi-confiné ennui et d’une envie de mettre de l’ordre dans cette chaotique mais pas que négative année 2020.

Pour voir les derniers bilans, c’est par là :

Bien que  ce bilan s’enligne pour être moins chargé que celui de l’année dernière, je pense que t’as quand même le temps pour un p’tit drink de lecture. Je te propose le gin Mugo, de la distillerie Mitis, sur glaces. Probablement ce que j’ai bu le plus souvent en 2020.

So, here we go.


2020 aura été fracassante et dissonante, d’autant plus que je sortais d’une année que je qualifiais à pareille date l’an dernier de « indescriptiblement folle ».

Et puis.

Pouf.

2020.


Petites aventures version 2020

Oh, c’est pas qu’elle commençait mal cette année, mais c’est surtout qu’elle aura été principalement marquée de voyages et de projets annulés ou reportés, forcant l’adoption d’un rythme et d’une stabilité auxquels je ne suis pas particulièrement habituée.

Néanmoins, ce ralentissement forcé m’aura permis de mener à termes d’autres projets moins compatibles avec la mobilité, de revoir certaines priorités, de renforcer des amitiés parfois négligées, d’en développer de nouvelles et d’appliquer à fond ce dont je tend à faire la promotion depuis plusieurs années : le fucking lâcher-prise, le slow toute et la simplicité comme arme de bonheur massive.

Un début d’année prometteur

L’année commence en grand, comme souvent, en Abitibi. C’est à un rythme d’une rando par semaine, armée de mes nouvelles raquettes, que j’embrasse l’hiver que je n’ai appris à aimer que sur le tard et j’en suis toute joie.raquettes en Abitibi

De retour à Québec, je commence avec peu d’enthousiasme ma session universitaire, puis récidive fin février avec une impulsion improviste : un aller-retour QC-Val d’Or en trois jours, alors que monsieur était à Boston et que j’étais seule avec trois enfants, pour assister à un show de Clay and Friends.

Je célèbre aussi, comme toujours, trop longtemps et trop souvent mon anniversaire, dont une partie sera fêtée en bonne compagnie au Winter Warmer 2020.

clay and friends

En mars, je pars pour une tournée des microbrasseries en Mauricie avec l’amie Anne. Ce fut ma dernière sortie à la veille (littéralement) du grand confinement, que j’apprends entre deux tasters d’amertume.

ferme du tarieu microbrasserie

Dernière virée de l’hiver : une tournée brassicole en Mauricie

Un premier confinement

Vous dire à quel point les projets qui s’en venaient ensuite étaient fous. Plusieurs ne verront jamais le jour. Certains auront plutôt lieu en 2021 (ou 2022, voire 2023 avec un peu plus de réalisme).  Je le prends mal sur le coup et chaque annulation s’empile pour former un beau tas de découragement futile. Mais c‘est correct comme ça, j’ai encore un toit sur la tête, je suis en santé, et il y a pire. 

M’enfin.

Dire que j’ai bien vécu cet épisode serait hypocrite. J’ai pataugé à contre-courant, me suis embourbée dans l’ennui, et me suis rescapée la vie à grands coups de musique, de zooms dates, de dodos dans l’auto et de gin québécois, au travers le fouilli apporté par la fermeture des écoles, les cours universitaires à distance et le travail sur un coin de table.

Oh! J’ai quand même « réussi » mon confinement : j’ai écouté Tiger King, me suis coupé les cheveux tout croche avec des ciseaux de cuisine et j’ai expérimenté le concept du hangzoomover. J’étais à un pain maison d’obtenir un A+.

J’ai été découragée, j’ai été triste, j’ai été déçue, j’ai été inquiète, j‘ai été en tabarnaque.

J’ai aussi, surtout, marché. 

J’ai marché pour passer le temps, pour me sauver, pour me donner une impression de liberté. J’ai marché pour réfléchir, remettre tout et rien en question. J’ai marché en me parlant à voix haute. J’ai chanté en marchant, j’ai pleuré en marchant. Et quand marcher n’était plus assez, j’ai couru. 

Mis bout à bout, ces kilomètres accumulés durant le premier confinement m’auraient menée de Québec à Sainte-Anne-des-Monts.

marina de Cap-Rouge coucher de soleil

Je me suis plus souvent qu’autrement retrouvée au bord de fleuve à m’imaginer un printemps meilleur.

Midlife crisis?

Faut dire que je me trouvais déjà, avant le début de la pandémie, dans un état mental particulier rappelant la fameuse midlife crisis dont je me moquais tant jadis. Je voyais bien autour de moi ces remises en questions mi-trentenaires, mais moi, MOI, je n’allais pas y passer. BEN NON. Je me suis bâtie une vie de mouvance et de pluralité à mon image, un métier me passionne. Je travaille d’où je veux quand je veux, mes enfants sont awesome, ma vie est faite de mobilité, de voyages, d’amitiés, d’intensité, de variétés, de beau, de simple, d’excitant. Pffff. Avec ça, impossible de tomber dans les remises en question, non? Ben non.

Le ressac d’un automne fou? Peut-être. M’enfin. Ça a fini par passer avec le temps, la réflexion, la discussion et l’aide de 3 ami.e.s qui en ont probablement eu un moment donné ras-le-bol de me voir ressasser de faux problèmes, mais qui ont eu la délicatesse de ne pas le laisser paraître. Merci pour ça.

Un magnifique été

L’été a été magnifique, mais excessivement plus tranquille que les précédents et de ce qu’il devait être. Plutôt que de me lancer dans des aventures campervanesques scandinaves, je me suis retrouvée à errer de région en région, d’invitation en invitation, de roadtrip en roadtrip pour la plupart impromptus, désorganisés et en bonne compagnie.

Ces errances m’auront menée un weekend dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, sur la Côte-Nord, plusieurs fois dans Charlevoix, en Abitibi-Témiscamingue, en Mauricie, dans Chaudière-Appalaches et au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

J’aurai passé environ 6 semaines sur les routes en juillet et août. Majoritairement à vivre dans ma voiture, en quasi autonomie, esquivant les commerces, pratiquant la distanciation du mieux que je le pouvais. Une saison estivale inhabituelle, mais somme toute satisfaisante compte tenu des circonstances.

→ À lire : Comment j’ai aménagé ma petite voiture pour y dormir.

dormir dans sa voiture

Lors d’une de mes premières sorties, en avril, au début de mon installation de voiture.

(Beaucoup de) randos dans Charlevoix

Avec le défi des 5 sommets (que je n’ai pas pu terminer, ayant planifié faire l’Acropole des Draveurs le lendemain du passage de ma région en zone rouge), avec la nuitée au sommet des Morios et ce séjour à Baie-Saint-Paul après 4 jours sur le sentier des Caps, je ne me souviens pas avoir été aussi souvent dans Charlevoix en aussi peu de temps.

Mont Menaud, Charlevoix

Mont Menaud, Charlevoix, avec l’amie Caro

charlevoix randonnée mont du dôme

Durant le défi des 5 sommets de Charlevoix : mont du Dôme, avec l’amie Sandra

Je parcoure aussi la boucle des Morios avec l’ami Sam, une randonnée de deux jours avec dodo au sommet.

→ À lire : 29 kilomètres sur la boucle des Morios et bivouac au sommet

randonnée boucle du mont des morios

Boucle des Morios, Charlevoix. Crédit photo : Samuel Cyr, Photographe

En août, je pars aussi avec l’amie Anne pour parcourir l’entièreté du sentier des Caps de Charlevoix, suite à quoi on profite d’un joli séjour à Baie-Saint-Paul à l’auberge des Balcons sur invitation de Pak-Sak, une des seules collaborations qui n’a pas été annulée cette année.

→ À lire : 4 jours sur le Sentier des Caps de Charlevoix

Refuge La Faille, sentier des Caps de Charlevoix

Refuge La Faille, sentier des Caps de Charlevoix

Au deuxième jour, on se demande pourquoi on s’inflige ça. Au quatrième, complètement euphoriques, on décide que l’année prochaine, ça se passera dans les Chics-Chocs.

sentier des Caps de Charlevoix

Sentier des Caps de Charlevoix

Sentier des caps de Charlevoix

Ma belle amie Anne, sur le sentier des Caps de Charlevoix

Road trip dans le bas-Saint-Laurent

En juin, je pars en road trip avec Gabrielle (Vagabondeuse) dans le Bas-Saint-Laurent. Elle se hisse rapidement vers le haut de l’échelle des meilleures partenaires de road trip ever et on stipule formellement que ce sera à refaire. Chacune dans nos voitures respectives, on brave mollement la mouffette, on boit du vin, on randonne au parc national du Bic, on adopte un chat de van et on égare le flétan séché.

roadtrip dans le bas-saint-laurent

Coucher de soleil à Rimouski avec l’amie Gabrielle

Road trip en Gaspésie

En juillet, comme le trois-quart du Québec, je passe 10 jours en Gaspésie, à dormir dans le coffre de ma voiture. J’y rejoins l’ami Sam avec qui on affronte le mont Albert avec trop peu d’heures de sommeil, bousille l’itinéraire logique en se laissant guider par le moment présent, adopte un papillon de van et côtoie d’éventuels fantômes.

J’en profite aussi pour aller saluer de vieille connaissances et m’en faire de nouvelles avec joie, refaire la route des Bières de l’est du Québec, y rajouter 2 distilleries et prendre (beaucoup) de temps pour moi. J’ai aussi le bonheur d’y croiser Maude (MCGlobetrotteuse) à deux petites mais agréables reprises.

Gaspésie coucher de soleil

Saint-Anne-des-Monts

Gaspésie

Dormir sur le bord du fleuve en Gaspésie

Puis, je passe à 3 reprises dans un de mes lieux de rando préférés : le parc national de la Gaspésie.

→ À lire : 5 lieux où faire de la rando en Gaspésie

Mont Xalibu, parc national de la Gaspésie

Mont Xalibu, parc national de la Gaspésie

mont Albert

Tour du mont Albert, parc national de la Gaspésie

Mont Jacques-Cartier, parc national de la Gaspésie

Mont Jacques-Cartier, parc national de la Gaspésie

Séjour en Abitibi

Je repars, en août, pour 10 autres jours, en Abitibi-Témiscamingue, et accompagnée de ma famille cette fois-ci. J’y passe le plus clair de mon temps au bord de l’eau ou sur l’eau, me tiens à mon grand étonnement et pour la première fois de ma vie debout sur un paddle board, arbore une odeur de feu de camp en permanence et apprends à cuisiner la russule, le tout en tentant plus ou moins efficacement la réussite d’une combinaison travail/chalet/no wifi.

parc national d'Aiguebelle, Abitibi

Parc national d’Aiguebelle, Abitibi-Témiscamingue

Stand up paddle

En Abitibi, j’ai pu m’initier doucement au stand up paddle.

abitibi ciel

Les ciels de feu de l’Abitibi m’apaiseront toujours…

Virée au Lac-Saint-Jean

Tant qu’à être sur la route, complètement autonome, je profite d’un road trip sur la Côte-Nord, pour faire un petit détour au Lac-Saint-Jean, où je passe les 48 heures les mieux rentabilisées de l’histoire des virées improvisées. J’y dors dans un driveway, me pâme d’un feu de camp, passe de merveilleux moments avec une amie trop lointaine, passe du kayak à la tournée gourmande en moins de deux, sans oublier la traditionnelle p’tite bière.

Kayak sur la riviève Ashuapmushuan

Kayak sur la riviève Ashuapmushuan avec la pétillante et beaucoup trop motivée amie San.

Road trip sur la Côte-Nord

Puis, à la fin de l’été, on tient nos promesses Gabrielle et moi – on est des filles comme ça, nous -, et on se rejoint sur la Côte-Nord pour le road trip le plus désorganisé de l’histoire de l’humanité, où on titille le plancton luminescent, adopte une baleine de van, se gave d’étoiles filantes, s’enlise dans le sable à 1 heure du matin, surfe et roule beaucoup trop de kilomètres pour une soupe de poissons.

Surf à Sept-Îles

Gabrielle (vagabondeuse) qui surfe sur la Côte-Nord

Échouage semi-professionnel

Je me suis demandée à plusieurs reprises comment j’allais réussir à quitter la Côte-Nord sans larmes

Stand up paddle sur le fleuve (non, ce n’est pas moi, je ne suis pas assez brave pour ça)

Magpie, Côte-Nord

Bucolique Magpie, Côte-Nord

Voyant les jours d’été filer à vive allure, je pars de Sept-îles et me rends à Trois-Rivières, où j’achève cet été mémorable, pour finalement aller m’échouer chez moi à Québec, en vue de la rentrée scolaire qui s’annonçait déjà particulière et de ma 732e rentrée universitaire.


Un automne en semi-confinement

Début septembre, ma courbe d’aventure s’aplatit sur un moyen temps. L’entrée de ma région en zone rouge début octobre, la fermeture de pas mal tous mes lieux de prédilection et l’interdiction de recevoir des amis à la maison laissent alors présager un retour vers l’état psychologique du printemps.

L’envie de me pousser un peu partout s’immisce dans mes pensées. J’y pense longtemps, mais s’il y a bien une chose que toutes ces années de voyages m’ont apprise, c’est que les situations passent et que les lieux restent. Ma conscience réclame que je reste chez moi et je l’écoute, même si ses conclusions vont à l’encontre de mes pulsions.

→ À lire : Voyager durant la pandémie : entre santé, privilèges, éthique, responsabilités sociales et relance économique

Je choisis plutôt de tourner la période d’incertitude et d’immobilité à mon avantage, plutôt que de me morfondre sur les voyages annulés et ma vie sociale écorchée.

Les enfants retournent à l’école, l’ado fait son entrée au secondaire, après plus de 6 mois sans avoir mis les pieds dans une école.

Je continue à marcher, marcher et encore marcher, je complète de très jolis mandats professionnels, poursuis ma découverte des gins québécois, joue de la musique plus que jamais, étudie sagement…

Achat d’un espace de coworking personnel

Puis, tout ça n’est pas encore tout à fait assez excitant, je deviens  copropriétaire d’un condo acheté sur un coup de tête. Moi, l’éternelle locataire à l’intense besoin de flexibilité et décidément pas suffisamment adulte pour gérer une maison. Moi, qui ai toujours clamé fièrement que JA-MAIS je ne serais propriétaire. Moi, qui enchaînais les visites de van… je l’ai échappé sur un moyen temps!

Un lundi matin, l’idée a germé. Le samedi suivant, l’offre d’achat était acceptée. Ce serait un peu long à expliquer, mais en gros ce condo, fièrement situé à exactement 51 mètres du logement qu’on continue d’occuper devient un « personnal coworking space » et, éventuellement, postpandémie, on pourra y accueillir les collègues pigistes, voyageurs.euses de passage et ami.e.s d’un peu partout.

Après 20 ans de travail autonome et plus de 12 ans de travail de la maison (ou sur la route, c’est selon), je « pars travailler le matin », ce qui me donne un étrange sentiment de régularité alliant délicieusement les joies du travail à la maison sans les inconvénients du travail à la maison.

Accessoirement, ma vie d’adulte s’est grayée d’une adresse civique pis j’haïs pas ça.

Malgré tout, ce move plus qu’inattendu, qui peut sembler aller à l’encontre de tout ce vers quoi pointait notre vie gossée dans la flexibilité et l’imprévisible, ne change en rien notre mobilité. D’ailleurs, plus la pandémie nous cloue au plancher plus la prochaine aventure prend de l’ampleur… 


En gros, ce que devait être 2020…

On ne compte plus les voyages – personnels et professionnels -, qui ont du être annulés. Depuis avril ont été rayées d’un trait déterminant, mais pas déterminé, sur l’ardoise de la cuisine : Japon, Amsterdam, San Francisco, Allemagne, Danemark, Suède, Norvège, Îles-de-la-Madeleine, et j’en passe… Si on rajoute le Belize, le Mexique et encore le Japon, prévus en 2019, puis reportés, ça commence à faire un méchant paquet d’expériences fourrées dans le classeur dès « coudonc, on n’étais pas dus »

→ À lire : Nos (pas de) plans pour l’été 2020

Plusieurs événements culturels auxquels je planifiais assister et dont les billets restent à ce jour sans date, dont le moment ne cesse d’être reporté ou qui ont carrément été annulés s’ajoutent à ces ravalages de salive intensifs : Patrick Watson, Alexandra Streliski, Festibière, Festivoix, Festival d’été de Québec, camp de parkour à Copenhage pour monsieur, événement brassicole danois pour moi…

Et on ne parlera même pas de ces projets bien ficelés, engageants, prenants, qui ont été retardés ou oubliés : un é-nor-me mandat, quelques voyages de presse, de longues randonnées bien accompagnées…

coucher de soleil, Bas-Saint-Laurent


Mes envies pour 2021 

Voyant bien que la situation s’enligne pour perdurer encore un bout, je n’ai pas de grands projets pour 2021, outre d’essayer de terminer mon bacc une fois pour toute à la session d’hiver, histoire de passer au prochain projet. Cela implique que je devrai observer une discipline de béton durant 14 semaines, afin d’allier mandats professionnels, loisirs et études à temps plus que plein.

Comme je suis généralement plutôt adepte de slow life et que loin derrière moi sont les années où je faisais passer le travail et les études avant la santé et le plaisir, on verra ce que ça donnera et vous ne devriez pas vous étonner si je change de stratégie dès février.

En dehors de ça, j’ai d’autres envies éparses (participer au brassage d’une bière, souhait non réalisé en 2020), des projets de longues randonnées au Québec, un projet de voyage à long terme qui commence à prendre (très doucement) forme (et qui n’aura certainement pas lieu avec 2 ou 3 ans), de petites et grandes choses floues ou concrètes…

Mais comme toujours, la flexibilité sera de la partie.


Ce que 2020 aura renforcé

Je suis privilégiée et la pandémie m’aura permis de réaffirmer ce fait. Je ne l’ai pas toujours été, privilégiée, ce qui renforce encore plus cette réalisation.

Mes clients ont continué d’exister. Bien que certains aient fonctionné au ralenti pendant un bout (notamment tout ceux gravitent dans les domaines du tourisme et des arts; on s’y attendait), d’autres ont, au contraire, eu le vent dans les voiles, justement « grâce » à la situation, venant ainsi rééquilibrer mes sources de revenus. La même chose s’est produite pour monsieur.

On s’est certes retrouvés avec nos enfants à temps plein d’avril à septembre, mais on avait déjà goûté à ce rythme lors de nos voyages au long cours. Je me suis certes retrouvée à faire « l’école à distance en temps de crise » (que je refuse d’appeler « école à la maison » pour plusieurs raisons), ce que j’avais déjà pu tester, différemment et plus librement, mais quand même, lors d’un voyage de 6 mois en Asie. Mais somme toute, ma vie n’a pas été chamboulée plus que ça.

Bref, notre mode de vie slow et nos situations professionnelles flexibles ont adouci l’expérience du confinement. Et nos expériences de voyages au long cours en famille nous ont paradoxalement préparés à vivre en vase clos.

→ À lire : Comment les voyages au long cours ont préparé ma famille au confinement

Probablement l’image qui décrit le mieux mon été 2020


2020 pour La Grande Déroute

Bon. Que fait une blogueuse voyage en pleine pandémie? Pas grand-chose. Après une année rocambolesque pour le blogue, c’est sans grande surprise que j’ai assisté, à l’instar de mes collègues, à la descente vertigineuse du nombre de mes lecteurs à la mi-avril.

Et puis, ces chiffres, bien, ils sont revenus, en partie, avec les beaux jours, évidemment, sans rattraper 2019. Alors que vous étiez 180 000 à avoir visité 230 000 pages en 2019, vous avez été 110 000 à avoir visité 150 000 pages en 2020. Pas si mal considérant que durant plusieurs mois, le site était quasi mort de la mi-mars à la fin-mai.

Ça, c’est des chiffres. On s’en fout un peu. Moi-même, je n’avais pas trop la tête à rêver voyage (et je ne me serais pas vue en faire la promotion, anyways) alors que j’avais l’impression de ne rien faire d’autre que de passer mes journées à annuler ceux qui étaient prévus au calendrier et à réorganiser ma vie sur le sens du monde, lui-même sans dessus-dessous. C’est surtout les voyages de presse annulés, les revenus d’affiliation décimés, l’inspiration évaporée qui ont joué dur. Mais ça, c’est du vent, tout comme les statistiques. 

J’aurai écrit 37 articles pour le blogue, dont seulement 19 articles ont finalement été publiés :


La Grande Déroute sur les réseaux sociaux en 2020

L’année dernière, je m’avouais vaincue : Instagram devenait mon réseau social préféré du fait de l’interaction de qualité dont vous me gâtez depuis quelques années. En 2020, ces interactions ont atteint de nouveaux sommets et m’ont confortée, aidée, divertie, rassurée… Merci pour ça.

Pour me suivre :

C’était sur ma wishlist 2020 et c’est pas une, mais deux fois que j’ai pu me faire aller la déblatère comme il faut sur deux podcasts que je t’invite fortement à découvrir :


Vous pourriez aussi aimer :



Et toi, ton année 2020… dis-moi?
N’hésite pas à laisser un lien vers ton bilan ou à me jaser ça dans les commentaires!

About Author

Éparpillée professionnelle, langagière de métier, étudiante à perpète, géographiquement indépendante, voyageuse et mère X3. Voyages, linguistique, tourisme brassicole et musique teintent mon quotidien.

3 commentaires

  1. Hello miss,
    ça fait du bien de se dire que même avec un grand océan entre nous, il y a pas mal de similitudes dans notre ressenti… En tout cas, moi j’ai toujours autant de plaisir à te lire et les chemins de vie sont tout aussi intéressants et aventureux que les routes des vacances… Je te souhaite à toi et ta famille de réaliser vos rêves, de concrétiser vos projets ou d’en inventer d’autres. Comme tu dis : il faut rester les rois de l’impro ! Bises de l’autre côté ! Christine

    • Ohhh Christine, si contente de te voir débarquer pour un p’tit mot par icitte (l’entends-tu mon accent? hahahaha!).

      Sérieusement, je suis toujours aussi heureuse d’avoir de vos nouvelles, à toi et ta superbe famille, que ce soit par un petit commentaire par-ci ou un article de blogue par là.

      D’ailleurs, je suis due pour un petit tour sur ton blogue (ouais… je suis rarement à jour : j’accumule et je « binge-read » une fois de temps en temps :P )

      Faites attention à vous autres (mais c’est bon, je sais que vous avez une bonne réserve pour passer au travers votre confinement anglais HAHAH) xx

  2. Pingback: Comment j'ai fait pour aménager ma voiture pour y dormir

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