Rétrospective et prévisions : Ce que fut (finalement) 2018, ce que sera (peut-être) 2019

5

Bilan multifacette de l’année 2018, regards sur les années précédentes et semi-néant à l’horizon pour 2019. Le voici, le voilà, le fameux bilan 2018 de ma petite vie (de blogueuse, mais pas que).


Encore un bilan de blogue? Pourquoiiiii?

Ah! Les bilans de fin d’année des blogueurs voyage. Ils en irritent certains, plaisent à d’autres. Je le disais l’année dernière : j’entretiens un certain sentiment d’indifférence forcée, mais insincère, envers ces mots mis bout à bout qui reviennent toujours un peu au même, et qui nagent tellement dans le personnel que je ne vois pas vraiment comment ils pourraient intéresser quelqu’un d’autre que moi. 

Mais je m’en fous, parce que d’année en année, j’éprouve un réel plaisir à le faire. Alors, tant pis pour toi, c’est mon blogue, je fais ce que je veux. (Je fais tellement ce que je veux, qu’aujourd’hui, je te tutoie.) Tu me suis?

Bilan 2018 blogue voyage


2018 : une année d’improvisation

Après une année 2016 très chargée en voyage, 2017 s’était enlignée plus tranquillement, agrémentée de quelques échanges de maison à travers la province. Fidèles à (ce qu’on pourrait appeler) nos  habitudes, après une année plus « tranquille », il fallait bien s’embarquer dans un projet un peu plus laborieux.

Canaliser l’éparpillée

Non mais, sinon, je m’enlise dans la ouate et m’emmerde. Dans ces temps-là, soit je créé un humain, soit je change de carrière, soit je me pars en affaires, soit je retourne à l’université, soit je planifie un voyage au long cours. Bref, c’est pas tranquille tranquille, mieux vaut me focaliser avant que je m’éparpille. 

Donc, probablement certainement dans le but de me « canaliser » un tantinet, mon homme a dit « Ben oui! Pourquoi pas, s’rait drôle, ça! » quand je lui ai dit que ça faisait 15 offres d’échanges de maison que je refusais pour l’Europe, mais que j’avais un petit quelque-chose pour la dernière reçue, proposant 3 semaines dans les Asturias.

Colunga, Asturias

Vue de l’appartement à Colunga, dans les Asturias.

(Faut savoir que l’Europe n’était pas vraiment dans nos plans. C’est cher l’Europe. Et nous, quand on va « loin », ce qu’on aime, c’est d’y rester assez longtemps pour rentabiliser le déplacement économiquement/environnementalement.)

Toujours est-il que j’ai fait comme il a dit; j’ai répondu à cette offre avec une certaine ouverture. Ça a été suffisant pour qu’on se mette à se projeter et à tomber dans les « tant qu’à ».

La valse des « tant qu’à »

Tant qu’à payer 5 billets pour l’Europe, aussi bien faire un détour par Paris (la 7 ans en est passionnée). Tant qu’à mettre les pieds sur le vieux continent, aussi bien essayer d’aller saluer quelques amitiés (dont certaines remontent à notre tout premier voyage de ce côté de l’Atlantique). Tant qu’à être dans le coin, aussi bien aller voir la belle-soeur (qui habite en Allemagne).

Tant qu’à, tant qu’à.

Bref, assez d’envolées psychologiques pour qu’on se retrouve à combler 2 mois d’espoirs sans même savoir si l’échange serait finalement conclu.

Les toits de Paris

Tant qu’à… passons encore une fois à Paris!

Canalisation réussie… pour un moment

Mais il a été conclu cet échange, quelques semaines plus tard, et je suis tombée en mode gestion de projet. Parce qu’il faut l’avouer : voyager slow en Europe, en haute saison, pour des Québécois profitant d’un salaire moyen et demi, c’est pas siiii évident.

Ça tombe bien parce qu’on avait particulièrement envie de prolonger ce séjour par des échanges de maisons et d’hospitalité et de réserver les rares hôtels aux entre-deux. Mais enchaîner quelques échanges demande une certaine planification (ce qui m’a d’ailleurs un peu déstabilisée, mais je m’en suis remise). On s’en rejase dans quelques paragraphes!

Asturias

Les petites villes dans les Asturias sont d’un charme!


Rétrospective 2018 en voyages

Mais bon, il n’y a pas eu que l’Europe cette année. Commençons par le commencement.

Janvier – février : de l’Abitibi-Témiscamingue au Bas-Saint-Laurent

Abitibi-Témiscamingue

L’année 2018, comme bien d’autres, a commencé en Abitibi. 2019 risque de commencer de la même façon (et j’ai pas mal hâte de franchir, dans quelques jours, les 900 kilomètres qui nous en sépare).

Défi hiver 2018 : Bas-Saint-Laurent

En février, j’ai eu le plaisir de participer au Défi hiver 2018 #pasfretteauquébec aux côtés de 13 autres blogueurs.euses. Chanceuse je suis, j’ai été jumelée à la charmante Anne de Montréal Addicts; elle et moi, on est donc parties à la découverte de la région Bas-Saint-Laurent. J’ai adoré mon expérience qui tombait pile poil avec mon envie d’essayer d’aimer un peu plus l’hiver. J’ai pu m’initier au fatbike, faire de la raquettes dans le Parc National du Bic, manger (trop), boire (raisonnablement), assister à un coucher de soleil pas piqué des vers et découvrir de charmants hébergements.

J’en parle ici : DÉFI HIVER 2018 : fatbike, raquettes et gourmandises dans le Bas-Saint-Laurent

Défi Hiver 2018 Bas-Saint-Laurent

L’auberge comme au premier jour nous a magnifiquement reçues.

Mars-avril : de l’Abitibi à la Jordanie

Le mois de mars a été tranquille, et mis à part un aller-retour éclair en Abitibi (des fois, je me dis presque qu’une résidence secondaire ne serait pas futile); rien de particulier à signaler.

Jordanie : un premier voyage « court », entre amies

En avril, je partais pour une dizaine de jours avec une amie, sans enfants, pour la Jordanie. Ce voyage a été mon « premier vrai court voyage ». Ça peut paraître bizarre, mais quand on est habitué de partir pour plusieurs semaines/mois, c’est vraiment autre chose. Pas plus mal, pas mieux, mais absolument différent.

Je n’ai peut-être pas eu l’impression d’avoir le temps d’aller au-delà de la surface, MAIS j’ai pu profiter d’un voyage dont l’intensité des moments amenait une certaine rupture avec la slowtitude à laquelle je suis habituée. Une fois mon état d’esprit ajusté à ce type de voyage, j’ai pu mieux en apprécier les apports.

Je n’ai peut-être pas erré autant que je l’aurais voulu, mais j’ai profité d’un voyage extraordinaire. Très heureuse d’enfin découvrir un tant soit peu un pays du Moyen-Orient, j’en suis revenue complètement charmée.

Et je me promets désormais de tenter une courte escapade de ce genre (si le budget le permet) chaque année. Et je conserve une attirance forte, très forte, pour cette région du monde.

J’en ai parlé ici :

Wadi Rum, Jordanie

Wadi Rum, Jordanie

Madaba, Jordanie

Madaba, Jordanie

Mai-juin : Île d’Orléans et préparation pour un voyage en Europe

Mai et juin ont été dédiés à la préparation de l’été qui s’en venait et à terminer quelques projets qui toléreraient moins bien le travail nomade.

Invitation à l’Île d’Orléans

En mai, j’ai eu la chance d’être invitée par Motel Île d’Orléans pour un séjour mère-fille sur cette île que j’affectionne tant depuis des années.

J’en ai parlé ici : Séjour mère-fille sur l’Île d’Orléans

Île d'Orléans

Juillet-Août : Paris, Allemagne, Espagne

Nous revoilà à cette question d’échange! On a donc passé 7 semaines en échanges de maisons et d’hospitalité :

  • à Paris (coucou et merci encore à Christine et sa famille [Maman Voyage]! J’espère bien qu’on pourra se croiser pour vrai la prochaine fois!);
  • à Bruxelles (coucou et merci encore à Amandine et François [Un sac sur le dos]. Vous revoir est toujours un réel plaisir!);
  • à Bremerhaven en Allemagne (hospitalité);
  • en Espagne (deux échanges non réciproques et un échange réciproque) à Madrid, Colunga et Barcelone.

J’en ai parlé :

Lagos de Covadonga, Asturias

Lagos de Covadonga, Picos de Europa, Asturias, Espagne

Asturias, Espagne

Llanes, Asturias, Espagne

Segovia, Espagne

Segovia, Espagne

Septembre à décembre

La tentative de canalisation de l’homme n’a fonctionné qu’à moitié, parce que fin août, dans un moment d’égarement, du fin fond des Asturies, sur les derniers relents de données de notre carte SIM, j’envoyais une demande d’admission à l’université.  Encore.

Comme l’homme avait 3 voyages d’affaires entre septembre et novembre et que j’ai mis plus de temps que par le passé à me réajuster à la conciliation travail-études-famille-voyages, l’automne 2018 a été aussi intense (pour moi) qu’inintéressant (pour vous).

Finir l’année comme on l’a commencée

Et là, je m’apprête à partir vers Abitibi, histoire de d’enterrer l’année comme elle est née. #touteestdanstoute Mais de beaux projets immensément flous se profilent à l’horizon… On s’en rejase plus bas.


2018 sur le blogue…

Collaborations

Sur le blogue, j’ai eu la chance de glisser mes mots dans quelques articles collaboratifs :

et ai eu le plaisir de réaliser quelques chouettes collaborations, comme :

Pour les amoureux des chiffres…

Concernant la fréquence des publications, 2018 a été une année record de slowtitude, avec une moyenne d’à peine 1 article/2 semaines. Bah! J’écris quand j’en ai envie/le temps/la motivation. J’avais un peu peur que cette cadence à la baisse n’affecte vos visites, mais finalement, pas du tout! (Remarque que je ne me serais pas forcée à écrire plus souvent pour cette simple raison.

2018 sur La Grande Déroute, c’est :

  • plus de 125 000 visiteurs uniques
  • à peine 25 articles
  • près de 180 000 pages vues

5 articles qui ont été populaires sur le blog en 2018

Mais le blogue, c’est surtout VOUS

Mais vous, VOUS, chers lecteurs, vous avez atteint des sommets! Alors que vous aviez plus que triplé dans la deuxième moitié de l’année 2017, vous voilà encore à vous multiplier au-delà de mes espérances. Vous êtes maintenant en moyenne 15 000/mois (et encore bien plus ces temps-ci) à venir faire chaque mois votre tour par ici! Pas que le chiffre soit important en soi. Mais… Bien que j’écris d’abord pour moi-même, je le fais aussi pour être lue, il faut bien le reconnaître.

Alors, de vous voir nombreux, fidèles au rendez-vous, ça me réchauffe le coeur! Merci, merci!

Votre avis m’intéresse!

Maintenant, ce que j’aimerais, c’est d’avoir plus de contacts avec vous, d’ouvrir encore plus le dialogue. De vous connaître mieux. Qu’aimeriez-vous retrouver sur le blogue? Qu’est-ce vous empêche de commenter? Qu’aimez-vous moins? Je vous écoute! (et hop! c’est le temps de me jaser dans les commentaires ;) )


2018 dans ma vie personnelle…

Une histoire de continuité

La lecture des bilans de 2016 et 2017 me font me rendre compte d’une belle continuité concernant certaines aspirations, mais des ruptures répétées en ce qui a trait à d’autres.

  • Ça fait deux ans que je parlais de peut-être retourner aux études. C’est chose faite.
  • J’ai voulu remettre un peu l‘activité physique dans ma vie. C’est chose à moitié faite.
  • J’ai voulu travailler à mieux apprécier l’hiver. Ce n’est pas gagné, mais c’est déjà mieux.
  • J’ai voulu me remettre à lire plus. Mission réussie.
  • J’avais entamé une réconciliation avec mes instruments d’une autre vie. Je fais du on and off.
  • J’ai fait le souhaite de remettre les langues étrangères, mes autres anciennes amours, au centre de ma vie. C’est réussi, mais il y a place à l’amélioration.
  • Etc.
Fleuve Saint-Laurent, hiver

Fleuve Saint-Laurent, hiver

Retour à l’université

J’en étais sortie en 2008 après 7 années d’études en musique, en langues et en éducation. Je savais déjà que j’y retournerais une fois mes enfants à l’école. J’ai réussi à centraliser mes pulsions en 2010, à notre retour d’Australie, dans un changement de carrière à 180 degrés, dans la création d’une entreprise et dans la formation continue en périnatalité. Mais en 2014, sur un coup de tête, je décidais de retourner à mes premières amours, juste un peu, pour voir, avant le voyage de 6 mois en Asie, on allait voir après…

Au retour d’Asie, je me suis associée à une collègue pour créer une autre petite entreprise et j’ai été professionnellement choyée entre ateliers, conférences, mandats tous plus intéressants les uns que les autres, etc. D’une main, j’ai mis sur pied – avec l’aide et la soutien d’une précieuse collègue – une nouvelle entité professionnelle. De l’autre, j’ai cédé ma première entreprise à une autre collègue de coeur, qui saura rajouter la vitalité, la fraîcheur et un regard nouveau sur ce qui a fait partie intégrante de ma vie durant 8 belles années (pour ceux et celles qui ne le savaient pas, j’assistais à des accouchements dans cette autre vie).

Me revoilà, automne 2018, sur les bancs d’école à temps plein.

Bref, rien de flagrant en 2018, mais des histoires qui se terminent en douceur et d’autres qui s’ouvrent devant moi.

Sur une note plus intime

Néanmoins, sur une note plus intime, 2018 aura été une année chambranlante, psychologiquement demandante, parsemée de réflexions, de remises en question, de hauts et de bas difficiles à interpréter. Autant j’ai eu l’impression de faire du surplace, autant je me rends compte que j’ai accompli beaucoup. Je me suis perdue à certains moments, pour me retrouver qu’à moitié par la suite. J’achève 2018 avec un drôle de sentiment que je n’arrive pas à décrire. Ni négatif, ni positif. Flottant, flou. Je laisse le temps au temps de dépatouiller tout ça, mais une chose est certaine, 2019 me fera voyager, avancer et m’épanouir.


Que me réserve 2019?

Pour l’instant, l’homme s’enligne pour 3 à 6 voyages d’affaires, dont deux possiblement en Allemagne et au Japon. Rien de certain, mais on brodera autour de ça.

Salon des blogueurs voyage?

De mon côté, j’ai mon billet pour le Salon des blogueurs voyage qui se tient chaque en Europe et où plus de 300 blogueurs et représentants de l’industrie se donnent rendez-vous chaque année. L’édition 2019 se tiendra à Lille. Entre l’achat du billet et maintenant, un imprévu financier est venu remettre ces plans dans la catégorie des « on verra ». En gros, il ne me reste qu’à vendre un rein pour assumer le déplacement.

Un autre voyage entre amies?

L’année dernière, ma partenaire de voyage (Jordanie et Bali) et moi, on s’était dit qu’on repartirait ensemble cette année. L’idée d’aller régler notre rendez-vous manqué avec Israël était décidément sur la table. J’ai aussi eu des envies folles d’Égypte (qui ne m’avait jamais réellement attirée jusqu’ici, par la faute des Instastories de Valiz Storiz [si tu ne la suis pas déjà, dès que tu termines cette lecture, tu cours vite t’abonner à son compte Insta]). Toujours est-il que pour des raisons personnelles, nous devrons remettre ces plans à plus tard et opter pour un voyage moins long/moins loin. Et là, on sèche : quelqu’un a une idée à proposer?

Un « long » voyage cet été?

Les enfants demandent on sera où cet été. On ne le sait pas! Plusieurs idées sans aucun lien entre elles nous ont traversé l’esprit. On est à l’ère où les enfants ont des goûts, des envies, des vies à part des nôtres. J’avais commencé à le ressentir durant l’été, mais terminée l’époque où, bébés et bambins, suivaient sans trop poser de questions, heureux d’être là où leurs parents sont. Nous voilà rendus à l’étape des négociations. On a au moins une chose de réglée : il y a de (très) fortes chances pour qu’on parte un mois ou deux l’été prochain. Où et comment? Aucune idée!

Wadi Rum, Jordanie

Wadi Rum, Jordanie


2019 sur le blogue…

Je disais en 2017 que « je suis la vague, je vais où le vent me porte, je m’amuse et m’éparpille. 2018 sera une continuité, simplement ». J’envisage 2019 de la même façon. Et comme je n’ai tenu à peu près aucune des «résolutions bloguesques» formulées l’année dernière, je me mettrai pas la barre très haute cette année. Je joue safe.

Ce que j’aimerais surtout, c’est d‘augmenter les échanges avec vous. J’aime beaucoup ceux qu’on a sur Instagram (avec les stories), mais alors que je délaisse de plus en plus Facebook et Twitter, je me demande comment encore plus engager le dialogue, vous entendre mieux.

Vous avez des idées? Inspirez-moi!

Pour lire d’autres bilans annuels :


Et vous, ça s’enligne comment cette année 2019? Je vous souhaite quoi?

N’hésitez pas à laisser le lien de votre bilan 2018 ou de vos souhaits pour la prochaine année en commentaires! J’aime ça, moi, lire les bilans! ;)

About Author

Éparpillée professionnellement, langagière de métier, étudiante à perpète, géographiquement indépendante, voyageuse et mère X3. Voyages, linguistique et périnatalité teintent mon quotidien.

5 commentaires

  1. Je ne peux pas croire que tu iras au Salon des blogueurs l’année où je n’y vais pas! Comme je vais maintenant rarement à Québec, faudra arriver à se croiser un jour… Je te souhaite une merveilleuse année 2019!
    P.S.: Moi, c’est les «tant qu’à faire»> L’histoire de ma vie! :-D

    • Ahhh non!!!! Je ne suis pas encore 100 % certaine de pouvoir y aller (allo les coûts de déplacement :/), mais j’espérais secrètement que tu y sois… En même temps, à peine 300 km nous séparent, je ne peux pas croire qu’on ne réussira pas à se croiser un jour! :P

      Tant qu’à, tant qu’à faire : ça finit de la même façon, avec mille et un projets ;)

    • Ohhhhh! Tout le monde que j’espérais y croiser n’y va pas cette année :(
      Pour les études, ce n’est que la poursuite de ce que je faisais déjà : langue française et linguistique, rédaction et révision professionnelles, psychosociologie de la communication.

      Nous finirons certainement pas se croiser un jour!

Leave A Reply

CommentLuv badge