Un petit saut vers l’ouest de Bali: Pemuteran

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Nous étions à Bali depuis bientôt un mois. Après avoir fait un aller-retour Ubud-Singaraja (pour une histoire de visa), être revenus à Singaraja (pour une histoire de visa) et avoir finalement dû rester dans le nord durant une bonne semaine (pour une histoire de visa, toujours), monsieur et moi, nous nous sommes séparés (c’est difficile les histoires de visa sur le couple!).

Un petit saut à Pemuteran, Bali

Mais non, mais non, nos routes de voyage se sont séparées un instant, comme à Taïwan, pour des raisons pratiques. Le couple a survécu au processus administratif de l’immigration indonésienne (nous n’aurions jamais survécu à notre voyage en Australie, sinon), mais il a fallu faire des choix.

Après 4 jours passés à Kalibukbuk à trois familles dans une villa durement gagnée (j’y reviendrai, ça aussi, c’était toute qu’une aventure), monsieur devait, pour les troisième et quatrième fois en une semaine, retourner à Singaraja où nos passeports étaient pris en otages. Entre-temps, trop de bon temps l’ont fait prendre du retard dans son travail et de mon côté, j’avais la bougeotte.

Pura Pabean, Pemuteran, Bali

L’amie qui s’était jointe à nous pour une durée de trois semaines n’avait pas trop envie de passer le tier de son voyage à Lovina (et je la comprends). On a donc décidé que monsieur irait se loger à Singaraja (il était possible, pour ces deux rendez-vous à l’immigration, qu’il y aille seul) pendant que mon amie, son fils, moi et ma progéniture exposant 3 allions explorer un autre petit coin de pays d’ici à ce que l’on puisse récupérer nos passeports et le petit bout de papier qui ne nous forcerait pas à quitter le territoire indonésien dans les 72 heures. Après une soirée à se demander où nous pourrions bien aller, et à imaginer 72 scénarios, notre choix s’est pointé vers l’ouest : Pemuteran (avec l’espoir de pouvoir se rendre sur Menjangan island).

Nous nous sommes donc dirigées, avec les 4 enfants et Alex, notre chauffeur, qui nous aura été d’une bonne aide durant une bonne partie de notre séjour dans le nord, vers Pemuteran après un départ précipité et désagréable de la villa (on s’en rejase, ça aussi).Trijiya Guesthouse, Pemuteran, Bali

Trijaya Guesthouse

Pemuteran, sincèrement, on n’en savait pas grand-chose. C’était à l’ouest. Les voyageurs, peu nombreux, semblaient s’y arrêter pour la plongée et le snorkel, ça semblait petit (6 000 habitants), mais animé, et de là, on pouvait accéder à l’Île de Menjagan, semble-t-il un des plus beaux spots de plongée de tout Bali. C’était un peu ça, en fait, notre but : se rendre sur Menjangan.

On avait réservé la veille deux nuits au Trijaya Guesthouse, sur booking.com, les chambres doubles étaient, à ce moment, 15 CAD/nuit. Je me suis dit que pour la cause, j’allais sacrifier un peu d’espace vital nocturne. Deux nuits, c’est vite passé, mais 4 dans un lit double, ça reste serré.

L’accueil y a été magnifique, les chambres étaient propres, le service, impeccable, le petit-déjeûner, satisfaisant. Vraiment, je recommande vivement l’endroit.

Trijiya Guesthouse, Pemuteran, Bali

La vue de notre terrasse

Première exploration de Pemuteran

Peu après notre arrivée, nous décidons de partir explorer Pemuteran dans le but de sortir de l’argent et de remplir nos panses.

Je vous avais raconté que j’avais laissé ma carte #1 se faire gober par le guichet automatique à Ubud une semaine avant? Et bien, carte #2 a expiré juste avant notre arrivée à Pemuteran (ça, on appelle ça, un trou de planification). Les cartes #3 et #4 étant avec monsieur, à Singaraja, je dépendait désormais de l’amie envers qui j’ai contracté une jolie dette (les comptes sont bons, aujourd’hui). Flop #1.

Pemuteran, Bali

On s’arrête manger. Le cadet choisit ce moment pour faire un p’tit accident juste avant le repas. Puis, un deuxième, juste après. Évidemment, tout cela arrive avant que j’aie le temps d’aller acheter des couches et dans un endroit où la salubrité des toilettes pourrait être sujette à débat. Le resto est plutôt cher pour l’endroit, le menu peu invitant, les enfants blasés, et mon enthousiasme massacrant n’aide pas la cause. J’offre mes excuses rétroactives à l’amie qui a conservé son sang froid et sa joie de vivre malgré tout.

Bref, premier repas : Flop #2.

Essayer d’aller sur Menjangan Island

Flop #3.

Après le resto et le pas de guichet on s’arrête dans un kiosque d’information touristique pour se renseigner sur la possibilité d’aller faire un tour sur Menjangan Island. La communication avec la dame est difficile, mais elle semble vouloir faire preuve d’un chouia de détermination. Elle nous fait signe d’attendre, passe un coup de fil et un homme arrive de on ne sait où

Avec lui, une communication beaucoup facile, mais une motivation dans le placard. Il finit par nous dire qu’on pourrait embarquer sur le premier bateau de plongée qui part demain matin pour rien de moins qu’un prix pharaonique. On ne le feel pas, celui-là.  On suit notre gut feeling et on poursuit notre chemin.

À la réception de la Trijiya Guesthouse, on cherche à en savoir plus. Service impeccable, chaleureux et surtout, aidant. On laisse tomber nos espoirs de visiter Menjangan le lendemain (histoire de mauvais timing et d’un manque d’options sécuritaires). Pour cette fois-ci du moins. Un tantinet plus de planification aurait facilement rendu la chose possible. Mais on est parties sur un coup de tête, c’est comme ça. On trouvera bien de quoi occuper notre journée du lendemain à Pemuteran. La journée achève, déjà.

Temples, cérémonies et bemos

Donc, qu’allait nous offrir Pemuteran? Premier arrêt : les temples Pura Agung Pulaki et Pura Pabean, situés un peu à l’extérieur de la ville, vers l’est, de chaque côté de la route vers SIngaraja, un en face de l’autre. Pour s’y rendre, on flag un bemo. Ce sera, étonnamment, le premier bemo de notre passage sur Bali. Toutes les autres fois où on a tenté (particulièrement lors de notre séjour à Yeh Malet) d’en prendre un, rien n’avait fonctionné. Les enfants sont heureux, et le chauffeur nous prend en photo.

Pura Pulaki, Pemuteran, Bali

À la sortie du bemo, en route vers Pura Pulaki

Pura Agung Pulaki

Nous arrivons en plein milieu d’une cérémonie. On nous fait entrer. Les enfants font ça comme des champions, eux qui n’ont qu’une idée en tête : aller s’éclater à la plage. On a négocié un avant-midi pour les mamans, un après-midi pour les enfants.

Encore beaucoup de singes, largement moins agressifs qu’à Ubud (Monkey Forest), un d’eux partira tout de même avec la collation du cadet. Une ambiance sacrée, des sourires, de la beauté humaine. Le temple Pura Agung Pulaki est l’un des 6 temples réputés parmi les « plus sacrés » de Bali.Pura Pabean, Pemuteran, Bali

Pura Pabean

Moins spectaculaire que le premier, le deuxième temple visité en offre néanmoins plein la vue. Placé en bord de mer, il s’impose au paysage.

 

Pura Pabean, Pemuteran, BaliPura Pabean, Pemuteran, Bali Pura Pabean, Pemuteran, Bali

À ces deux temples, s’en rajoute un troisième faisant partie du même regroupement : le Pura Melanting. Travelfish parle des trois ici : Pura Pulaki, Pura Pabean and Pura Melanting

Plage, snorkel et bonne bouffe

Retour « downtown »

De retour à Pemuteran, on se dirige vers la plage. On se dit qu’on trouvera bien un petit boui-boui peu coûteux où se rassasier avant d’aller s’écraser sur la plage et laisser les enfants s’amuser. Or, nos recherches ne sont pas autant lucratives qu’on ne l’aurait cru et on se retrouve (au yâbe le budget!) au Pondok Sari, où les prix équivalent notre budget alimentation de 2 jours. Tant pis! Ce n’est pas tous les jours qu’on voyage à Bali avec sa meilleure amie. (Cette attitude aura définitivement un impact défavorable sur le bilan financier de nos 2 mois passés à Bali.)

Pemuteran, Bali

On nous avait dit que Pemuteran faisait partie des spots de snorkelling les plus impressionnants de Bali. Difficile de comparer, puisque c’est le seul endroit testé sur l’île, mais l’amie est satisfaite, le déplacement valait la peine, pas besoin d’aller loin pour s’en prendre plein les yeux. Le corail est près de la côte et il suffit de respecter les zones sécuritaires pour la préservation de celui-ci (est en cours le projet Biorock à Pemuteran, un dispositif pour faire revivre le corail, qui utilise l’électricité).

L’aînée en a profité pour faire son baptème de snorkel à 7 ans.

Pemuteran, Bali

 

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Pemuteran, Bali

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Éparpillée professionnellement, langagière de métier, géographiquement indépendante, voyageuse et mère X3. Périnatalité, linguistique et voyages teintent mon quotidien.

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