Traversée du continent: Litchfield National Park

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Nous quittons Katherine Gorge pour nous diriger vers le Litchfield National Park. Nous ne savons pas trop ce qu’a à offrir ce énième parc national, mais nous savons que des termitières géantes s’y trouvent et c’est bien suffisant pour y planifier un arrêt. Des TERMITIÈRES GÉANTES.. Nous reprenons donc la route et c’est à grand coup de roadtrain et de feux de brousailles que nous franchissons les quelques 273 kilomètres nous séparant de Batchelor.

Juste avant, nous nous trouvions là:

-> Kakadu National Park: Billabongs, crocodiles et humidité

outback

Sur la route pour s’y rendre

Litchfield National Park

Litchfield National Park

Sur le bord de la route: des termitières d’environ 30 centimètres se laissent découvrir. Le paysage semble vouloir nous préparer…

Des termitières géantes…

Nous voilà rendus au Litchfield National Park lequel se situe à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Darwin (où nous devrons rendre le motorisé et prendre de reculons  notre vol pour Melbourne dans quelques jours, déjà). En premier lieu, les termitières magnétiques…  Leur orientation parfaite nord-sud est impressionnante et constitue un moyen de régulation de la température interne.

litchfield national park

Termitières magnétiques

Bien que les termitières magnétiques soient totalement ingénieuses de par leur réalisation (elles sont aveugles ces termites !), à la simple vue, ce sont les termitières cathédrales qui impressionnent le plus.

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Termitière cathédrale

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Des piscines naturelles et des chutes…

Le reste du parc offre une multitude de chutes et de bassins où il est possible (la plupart du temps) de se baigner. Les plus célèbres et accessibles sont certainement les Wangi Falls.

wangi falls

Wangi Falls

Moyennant un petit effort de marche, ils est possible de se rendre au point d’observation, tout en hauteur, de Florence Falls.

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Florence Falls

Encore mieux, une bonne descente (qui fût difficile pour la femme enceinte et la petite fille avec cette chaleur, mais le jeu en valait la chandelle!) et hop! c’est parti pour une petite baignade au pied des chutes.

litchfield national parkBaignade fort appréciée par ces temps plus que chauds…

litchfield national parkEt encore une autre petite balade, pour découvrir Tolmer Fall… dont la photographie ne rend absolument pas justice à l’intensité du paysage.

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Tolmer Falls

Des sentiers….

Plusieurs courtes randonnées sont possibles… nous avons choisi d’en faire une courte de 1.6 km en boucle. La chaleur et notre niveau d’énergie ont été les éléments décisionnels principaux.

litchfield national park

litchfield national parkÀ peine quelques mètres de parcourus que je me rends compte que le sentier est envahi par des araignées grosses comme ma main (au secours…). Leurs toiles traversent le sentier à intervalle régulier, à environ 2 mètres du sol (et je suis heureuse de ne mesurer qu’un mètre cinquante à ce moment précis, pour une fois). Dans chacune de ces toiles: une horreur à huit pattes nous regarde passer. C’est en me pliant exagérément en deux (si j’avais pu j’aurais rampée!) et en retenant mon souffle que je réussis malgré tout à passer sous chaque toile. Je dois suivre (de peine et de misère) les autres.. pas question que je reste coincée avec ces monstres, seule, au beau milieu du sentier… L’arachnophobe, qui après 9 mois en Australie, commençait à voir un semblant de rétablissement, se trouvait bien bonne… Après tout, je m’étais baignée à Mataranka sous un décor semblable… et y avait survécu.

litchfield national park

Une « Nephila », horreur perchée à deux mètres du sol…

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La vue au sommet du sentier

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Conseils et infos utiles…

Litchfield National Park, c’est un peu moins de 1500 kilomètres carrés de petites beautés regroupées…quelques infos en vrac:

  • Plusieurs opportunités de camping existent sur le site. Batchelor représente aussi un excellent point de chute à partir duquel il est aisé d’aller parcourir le parc et permet une offre plus diversifiée dans les types d’hébergement.
  • Le parc est très facilement accessible. Même lors de la wet season, une bonne partie du parc reste accessible.
  • La baignade est permise à plusieurs endroits, mais vaut toujours mieux chercher les pancartes qui le stipulent (because, crocodiles?).
  • Possibilité de petites (1-3 kilomètres) et de une longue (39 kilomètres) excursions.
  • Les espaces de baignades ne sont pas vraiment organisés: y aller avec de jeunes enfants représentent une tâche de surveillance et de retenue du bambin plus demandante qu’un après-midi aux jeux d’eau du quartier. Roches glissantes, branches en travers, fonds incertains… Néanmoins, ça se fait très bien, quand on s’y attend.
  • Pour plus d’informations

Nous terminons cette traversée du continent australien…

-> Darwin, ou la fin d’une traversée

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Éparpillée professionnellement, langagière de métier, géographiquement indépendante, voyageuse et mère X3. Périnatalité, linguistique et voyages teintent mon quotidien.

5 commentaires

  1. Pingback: Darwin ou la fin d'une traversée

  2. Pingback: Traversée de l'outback australien: petite rétrospective - La Grande Déroute

  3. Pingback: Billabongs, crocodiles et humidité: Kakadu National Park

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