Buenos Aires: mes premières impressions

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Nous sommes en Argentine, à Buenos Aires, depuis maintenant 48 heures à peine. Une fois la fatigue du trajet évaporée, nous avons été à même de faire connaissance, brièvement, avec cette grande ville où le « typiquement typique » commande la viande en quantité industrielle et se bouge sur un air de tango entendu au coin d’une rue. Premières impressions, à froid, sur la capitale de l’Argentine.

Premières impressions sur Buenos Aires

Influence européenne

J’ai l’impression d’être déjà passée par ici. De vagues souvenirs de Madrid refont surface sans que je ne puisse en expliquer les raisons précises. Comme un tremplin entre l’Europe et l’Amérique latine, Buenos Aires m’offre cette nouveauté mélangée à ces airs de déjà-vu. Le façonnage aux sauces espagnole, italienne, française, portugaise, allemande se voit et se ressent.

Buenos Aires

L’organisation de la ville

La ville semble se bâtir en superficie plutôt qu’en hauteur. Ce serait la 10e région métropolitaine en terme de superficie au monde. Il y a aussi cette organisation presque mathématique des rues, des avenues, des quartiers. Comme une feuille quadrillée, la ville se calcule. On casse l’influence européenne pour des airs un peu plus nord-américains sur ce coup. Les pâtés de maison, pratiquement tous de même dimension, servent à indiquer une destination: 3 cuadras, et ce sera à gauche.

Les quartiers

Les quartiers, si près le uns des autres, montrent, à l’image de l’ensemble qu’ils représentent, des séparations parfois si nettes que l’on sait, en traversant la rue qu’on vient d’en quitter un pour en découvrir un autre. J’exagère peut-être un peu, mais de toutes les grandes villes que j’ai visitées jusqu’à ce jour, c’est la première fois que cette impression fait partie de mes premières réflexions. Je reviendrai sur ces quartiers plus tard.

Buenos Aires

La Avenida 9 de Julio

La célèbre Avenida 9 de Julio (date de l’indépendance de l’Argentine) est connue pour sa largeur (140 mètres). 18 voies, séparées en 4 groupes. Elle traverse la ville du nord au sud et s’impose sur les cartes postales. Il est agréable de s’y balader: ses larges trottoirs et ses milliers de petites boutiques, cafés, épiceries, monuments, immeubles d’habitation, ses ambiances changeantes selon les quartiers traversés…

Avenida 9 de Julio

Souvenirs de la crise de 2001

Cela fait déjà 6 ans* et les effets se font toujours ressentir, sans que je ne puisse, encore une fois, extrapoler sur le sujet. La richesse côtoie la pauvreté, tel un ensemble dépareillé qui, évidemment, se retrouve dans pratiquement toutes les villes de ce monde. Seulement, à Buenos Aires, le flirt entre le neuf et le vieux, le riche et le pauvre, le propre et le sale semble se réaliser différemment. Difficile à expliquer. Ce n’est peut-être que mes premières impressions qui me jouent des tours. [*Billet original écrit en 2007]

Buenos Aires

La carte postale

Le tango dans les rues, la bouffe de rue, les parrillas. Cette ambiance internationale, moderne, côtoyant les vestiges traditionnels que l’on perçoit sur la carte postale, l’image renvoyée de la capitale n’est pas totalement fausse. Tout ça, on le vit rapidement et on l’apprécie.

Buenos Aires

L’invisibilité

Ici, on ne passe pas automatiquement pour un touriste. C’est la beauté des grandes villes où une grande partie de la population vient de l’extérieur, où des dizaines de nationalités se côtoient. J’aime cette facilité à me fondre dans la masse… à condition que je me la ferme*. [*Voir accent]

L’accent

Je devrai m’y faire. Beaucoup trop de ch pour mon espagnol castillan. Au moment où je découvre cette réalité, je ne sais pas encore que l’accent porteños est aussi différent de l’accent argentin. D’un point de vue phonétique, l’espagnol tel qu’il est parlé à Buenos Aires présente des airs napolitains.

L’ambiance

Le charme de la ville, c’est son ambiance qui se vit plus qu’elle ne se raconte. Les porteños aiment la fête. Tout semble y être prétexte. Dans les rues, sur les places, chaque quartier lui fait la place qu’il veut bien lui faire. Le tango dans les rues, les couleurs, les ambiances changeantes et si différentes d’un quartier à l’autre.

Buenos Aires

Le froid

C’est l’hiver. C’est pas l’hiver québécois, certes, mais on est loin des chaleurs réconfortantes d’un été bien senti. Et pourtant, on laisse les portes ouvertes dans les cafés, on prend notre café avec des gants à l’auberge. On vit avec, quoi.

 

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Éparpillée professionnellement, langagière de métier, géographiquement indépendante, voyageuse et mère X3. Périnatalité, linguistique et voyages teintent mon quotidien.

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